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Saint-Benoît, la grande
Aux portes du sud, la Capitale de l'Est dispose du deuxième territoire communal de l'île mais surtout de terres fertiles et d'une irrigation naturelle extraordinaire qui depuis ses origines ont fait d'elle l'une des régions les plus productives et les plus riches de l'île...

st-benoit
 
CARTE DE VISITE 

Commune :
Saint-Benoît, quartier du centre ville

Date de création :
8 septembre 1733

Situation : 
Capitale de l'Est de l'île

Habitants
les Bénédictins

Population :
31 493 habitants

Maire :
Philippe Leconstant

Adresse mairie :
Rue Georges Pompidou 97470 Saint-Benoît

Projets :
Entière rénovation de centre ville, construction d'une salle de spectacle de 600 places, construction d'un lycée, ZI 3 de Bras-Fusil, faire de Saint-Benoît la 1ère vallée touristique...

Commerces :
885 entreprises dont 528 en secteur tertiaire marchand 

Patrimoine :
Eglise de Sainte-Anne, ancienne usine de Beaufonds... 

Célébrités :
Joseph Hubert, Raphaël Calciné, Thierry Jardinot, Elvire Teza, Laurent Robert, Daniel Honoré, Gramoun Lélé... 

Economie-ressources 
Elevage (cerf de Java...), arboriculture (letchis, agrumes, ...), horticulture (fleurs tropicales...), artisanat (fabrication de nasses, de "pilons"), tourisme, industrie.


HISTORIQUE
Les premiers colons recensés sur ce territoire, venus cherchés de nouvelles terres pour y exploiter les caféiers ; apparaissent dès 1700, c'est-à-dire très tôt dans l'histoire de l'occupation réunionnaise. Seulement, cette région réputée fertile demeure isolée du reste de l'île en raison des nombreuses rivières à traverser et de l'épaisse végétation envahissant alors toute la côte est. En 1715, la petite concentration urbaine devient paroisse, les ouailles étant suffisamment nombreuses selon la commune de Sainte-Suzanne dont elle dépend alors. En 1735, une église est construite, avec l'aide du gouverneur Pierre Benoît Dumas, en l'honneur de qui le bourg sera baptisé. L'un de ses plus glorieux habitants, Joseph Hubert, botaniste de renom, changea la face de Bourbon en y introduisant en 1775 les premiers girofliers, qui jusqu'à la fin du XVIIIème siècle contribueront en grande partie à la prospérité de toute l'île. 
En 1815, le quartier s'émancipe et devient commune. Son territoire est délimité par la Rivière des Roches et la Rivière de l'Est, mais c'est le long de la Rivière des Marsouins que s'est établie la majeure partie des habitations. Girofles, mais aussi muscades, café, fournissent alors une grande partie des richesses et des ressources. Quelques cyclones successifs et la concurrence, mettront un terme à cette période faste, aussitôt remplacée par la culture intensive de la canne à sucre. 

A la moitié du XIXème siècle, Saint-Benoît dispose d'une économie florissante et puissante. Cette nouvelle ère de prospérité apportée par la canne à sucre attire de nombreux habitants de l'île venus chercher du travail dans les usines, dans les champs... En 1859, la commune perd une grande partie de son territoire, la Plaine des Palmistes et en 1882, le quartier de Bras-Panon. Malgré ces deux amputations, elle restera la principale productrice de sucre de l'île jusqu'au début du XXème. Girofle, canne, deux époques auxquelles devait succéder celle de la vanille, dont le procédé de fécondation fut découvert par un jeune esclave, Edmond Albius, illustre habitant de Sainte-Suzanne. En 1887, le chemin de fer reliant le Port et Saint-Pierre, arrive à Saint-Benoît contribuant encore à son essor. La crise générale qui frappa toute l'île au début du XXème siècle plongea la région dans une longue stase où pourtant, la population n'a jamais cessé d'augmenter. Bénéficiant de la seconde superficie de l'île après Saint-Paul et de terres très fertiles où l'eau vient rarement à manquer, devenu capitale de l'est en tant que sous préfecture en 1968, le territoire bénédictin constitue toujours l'une des plus importantes zones agricoles de la Réunion. Letchis, agrumes, canne bien sûr, cultures maraîchères, mais aussi l'élevage incarnent la partie rurale de l'économie tandis que l'artisanat, l'industrie et le tourisme occupent une place de plus en plus importante. Takamaka, îlet Coco, la Confiance, Grand Étang, Béthléem, la Rivières des Roches, Sainte-Anne, etc, autant de quartiers à découvrir et visiter, tous immergés dans une végétation luxuriante où à la majesté des paysages de montagne s'associe la force sauvage du littoral...


EQUIPEMENTS SOCIOCULTURELS : 
1 médiathèque, 1 marmothèque, 23 écoles primaires, 3 collèges, 1 lycée, 3 crèches municipales, 1 clinique, 1 maison de santé, 1 hôpital, 2 salles de cinéma.
SPORTIFS :
16 stades, 3 gymnases, 2 piscines, 1 base nautique, 1 dojo. 
MANIFESTATIONS :
Trois grandes dates populaires sont chaque année inscrites sur le calendrier des manifestations bénédictines : les festival du court-métrage d'art et d'essai qui se déroulera cette année du 12 au 16 avril, les journées Énergie Nature seconde quinzaine de juillet et les Fêtes des Eaux Vives en Novembre...