CARTE DE VISITE
La Plaine des Cafres
apparition :
1851
situation :
sud de l'île - 23e km POPULATION :
54 000 habitants Habitants :
les Tamponnais
Maire :
André Thien Ah Koon Adresse mairie :
rue Hubert Delisle
- Tél : 57.86.86 commerces :
tous commerces services :
banques, poste, services administratifs manifestation-phare : Miel
Vert
PATRIMOINE :
la maison de Bel Air, Bourg-Murat, le village le plus haut de La Réunion
(1600 m) Célébrités :
BoisJoly Potier,
Le Comte Gabriel de Kervéguen
Curiosite :
les champignons de Géraniums
BALADES :
Bois-Court, le sentier des Hirondelles, les sources Reilhac, le col
de Bellevue, la route du Volcan, le sentier du Piton des Neiges... |
HISTORIQUE
1718 symbolise la colonisation des terres du Sud et 1851, son extension
aux plaines. Une seconde date fondamentale de l'histoire réunionnaise
débutant l'implantation de familles dans les hauts.
A la Plaine des Cafres, 110 concessions devaient être attribuées,
destinées dans leur ensemble non pas à la culture de la canne
ni au café, mais à l'élevage. Vertes et fécondes,
ces terres ne rencontrèrent pas le succès escompté.
Seulement 43 furent concédées à des familles qui
craignirent moins que les autres l'absence totale de moyens de communication,
l'isolement de la civilisation en découlant et la difficulté
pour atteindre les points d'eau pourtant abondants.
L'un des ses pionniers, Boisjoly Potier, surnom de Henri Laurent, recréa
sur ses vastes terres un petit jardin français, faisant pousser
du blé, des pommes, des poires mais aussi des fleurs telles que
des violettes, des bleuets, tout en élevant des moutons, volailles,
bœufs, vaches, et en cultivant des pommes de terres, de l'avoine, de l'orge
et du seigle.
Sa propriété se situe en fait sur l'actuelle ferme Modèle.
Sa fulgurante réussite suscita bien évidemment les convoitises
et enclencha la colonisation des hauts.
En 1884, BoisJoly s'intéressa très sérieusement
aux géraniums, tentant de distiller la plante dans sa cuisine.
Son succès fut tel, que l'ensemble des habitants de la Plaine
suivit son exemple, abandonnant les pâturages et les cultures pour
s'adonner à la distillation du géranium, ouvrant ainsi, la
porte à une ère de prospérité.
La Plaine des Cafres fut rattachée à Saint-Pierre en 1873,
mais depuis 1920, elle fait partie de la commune du Tampon. Longtemps prospère
grâce à l'essence de géranium, les nombreuses crises
du secteur poussèrent les planteurs à élargir leurs
activités, revenant aux origines même de la Plaine : l'élevage.
Les troupeaux étaient constitués d'animaux d'origines
diverses, issus des premiers voyages dans l'île et des croisement
avec des zébus malgaches. A la fin du XIXème, les pâturages
mal clôturés offraient une quasi liberté au bétail
et les épidémies, faute de soins vétérinaires
le disséminaient régulièrement. Il fallut faire des
efforts considérables pour aménager le territoire et attendre
l'ouverture des moyens de communications pour soigner correctement les
bêtes.
En 1962, la Sica-Lait, est fondée et a la charge de collecter
le lait dans les fermes de la Plaine des Cafres. Pour améliorer
la productivité, des vaches sont importées de France et d'Afrique
du Sud et l'insémination artificielle y fait rapidement son apparition.
Dans le cadre de la revalorisation des hauts, dans les années 70,
des pâturages pour naisseurs sont créés, laissant aux
bas la production des engraisseurs. L'élevage des moutons y occupe
également une place importante, pour leur viande et pour la laine
qui est traitée à l'aide de teintures végétales.
Le volcan, tout proche a également contribué à l'essor
de la Plaine. L'observatoire volcanologique construit au 23ème kilomètre
attire chaque année des milliers de visiteurs et propulse la localité
au rang des sites les plus visiter de La Réunion...
EQUIPEMENTS SOCIOCULTURELS :
3 écoles maternelles, 7 écoles primaires, 1 collège,
1 bibliothèque.
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