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Mille Roches, 
commune de Saint-André
..Un nouveau visage...
Avec une superficie de 5307 hectares, le territoire communal de Saint-André compte parmi les plus prolifiques du département en matière d'agriculture. Idéalement situé entre Saint-Denis et Saint-Benoît, il est aussi l'objet de grands projets immobiliers...

CARTE DE VISITE 
Mille Roches, 
commune de Saint-André

Date d'apparition
1690

Situation
Est de l'île, front de mer 

Nom des habitants
les Saint-Andréens

Population 
41 000 habitants

Adresse mairie 
Avenue de l'île de France, tél : 0262 58 88 88

Office municipal du tourisme 
66, centre commercial, 
tél : 0262 46 91 63.

Commerce
tous commerces

Patrimoine 
La Maison Valliamé, la Maison Loupy, le Grand Coïlou

Célébrités
le Père Minot 

Economie - Ressources
Agriculture, tourisme, industrie, artisanat


HISTORIQUE
En 1646, le gouverneur de Fort Dauphin, Jacques Pronis, fait exiler sur l'île, qui vient de quitter son nom de Diva Morgabine qu'elle détenait des Arabes depuis 1502 pour devenir Bourbon, 12 mutins. Ces derniers choisirent de s'installer dans la région de Sainte-Suzanne où ils demeurèrent 3 ans avant que Étienne de Flacourt ne prenne possession des terres et les rappelle. Les condamnés furent donc les premiers véritables résidents de l'île et de la côte au Vent. Il faudra attendre 1690 pour que les premières concessions soient accordées dans la région de Saint-André. En 1714, environ 30 personnes, hormis les esclaves, enfoncées dans la solitude, sont dénombrées. Une petite population dont les rangs vont considérablement grossir quelques années plus tard, le flux des nouveaux colons attirés par les terres et fuyant les conditions de vie du royaume de France étant de plus en plus important. Un phénomène qui eut pour effet d'intensifier la traite des esclaves, ces hommes et ces femmes sans qui rien ne semblait possible. Cultiver le café, le coton, faire pousser des fruits et des légumes, élever des bêtes, construire des maisons, défricher et labourer les arpents, un travail titanesque dont la société colonialiste s'est soulagée en privant de droits et de liberté des dizaines de milliers d'hommes. Intégrés au patrimoine immobilier, la richesse d'une famille s'évaluait à la dimension de sa propriété et au nombre de ses esclaves... 

Lorsque le 4 février 1794, la Convention Révolutionnaire en France décide l'abolition de l'esclavage, Villèle et de nombreux partisans se révoltent, proposent le rattachement de l'île à l'Angleterre ou l'indépendance pour ne pas perdre les privilèges de cette société. Face à la contestation, le maintien de l'esclavage est décrété, faisant reculer l'histoire et la liberté de près de 50 ans.
Après l'abolition de l'esclavage, à la date historique du 20 décembre 1848, les plantations de canne à sucre, les immenses propriétés coloniales ne disposent plus de main d'úuvre suffisante et surtout gratuite pour être véritablement viables. De plus, le cours du sucre montre à l'époque des faiblesses, la fantastique rentabilité d'hier semble de plus en plus devenir un lointain souvenir, supplanté par des réalités économiques où la politique colonialiste devenue archaïque a de moins en moins sa place. Considérées comme les plus fertiles de l'île, la région Est et Saint-André en particulier ont attiré de nombreux travailleurs indiens, expliquant aujourd'hui une population à majorité tamoule et la présence de ses nombreux temples malabars. Ils furent appelés "les engagés", des ouvriers agricoles spécialement venus pour la culture et la transformation de la canne.
De l'époque des grands domaines, quelques cases anciennes subsistent, comme la maison Valliamé, belle demeure coloniale bringuebalante, la maison de Floris située au cúur d'un authentique domaine créole ou bien encore la maison de Bois Rouge. Elle fut construite par des ouvriers indiens dans le style des demeures coloniales de Pondichéry. 
Au XXIème siècle, Saint-André et les nombreux quartiers qui composent la commune se modernisent, répondant aux besoins de logements, mais aussi à l'engouement des travailleurs dionysiens entre autres, trouvant dans la localité des terres disponibles, un éloignement relatif et appréciable de leur pôle d'activité... Les écarts, tels que Mille-Roches, se transforment peu à peu en zone résidentielles où les routes remplacent les chemins de cannes et les pelouses des jardins, les lopins de terres des maraîchers...