CARTE
DE VISITE
Le Guillaume,
commune de Saint-Paul -
Date de création
:
1790
Situation
:
côte
Ouest, 900 mètres d'altitude
Habitants
:
les saint-paulois
Population
:
5500 habitants
Adresse mairie
:
9, rue de la
Mairie,
tél
: 32.50.48.
Commerces
:
tous commerces
Patrimoine
:
l'église
du Guillaume dédiée à Saint-Armand, la petite école
en bardeaux
Manifestation
phare : fête paroissiale du Guillaume
ressources
: agriculture, tourisme |
HISTORIQUE
Le 30 juin
1638, le Saint-Alexis, une flûte en provenance de Dieppe, jette l'ancre
dans une baie de sable noir.
Elle est aussitôt
baptisée Saint-Paul en l'honneur du Saint du jour.
L'occupation
définitive de l'île ne sera véritable qu'en 1663, lorsque
Louis Payen en compagnie dix domestiques Malgaches décide de s'y
installer. En 1790, Saint-Paul devient commune et s'étend de plus
en plus sur la côte ouest.
En effet, le
XVIIIème siècle incarne une époque faste et prospère
pour la cité qui fait commerce du coton et du café. Le nombre
de colons explose chaque année et le littoral ne peut évidemment
plus accueillir toutes les parcelles et les familles les exploitants.
Les hauts de
l'ouest sont alors investis et la canne à sucre supplantant les
autres cultures, à la fin du XVIIIème, il fallut encore trouver
de vastes étendues. De nombreuses petites localités se constituèrent
telles que Bernica, Saint-Gilles-Les-Hauts Tan Rouge et le Guillaume...
Un autre moteur
du peuplement des hauts fut le paludisme, introduit à Saint-Paul
en 1864 par un convoi d'immigrants venus de Calcutta. La ville, peu ventilée
et à proximité de l'étang, véritable couveuse
à moustiques, subit de lourdes pertes et ses habitants l'abandonnèrent
pour des terres moins hostiles où, pour parer à la crise
de la canne à sucre, les hauteurs permettaient de s'adonner à
l'élevage, aux cultures maraîchère et de plantes à
parfums.
Le Guillaume
est un petit village de Saint-Paul qui, perché à 900 mètres
d'altitude, profite d'un climat beaucoup moins sec que sur le littoral.
En effet, la
bande nuageuse accrochée sur le Piton Maïdo ombrage et arrose
les hauts métamorphosant la végétation et le relief.
Ici, les ravines sont plus étroites mais plus nombreuses, les tamarins
sont gigantesques, les bananiers prolifèrent en bordures des champs
de cannes qui s'étirent à perte de vue. Les cultures vivrières
font partie des ressources de la localité qui produit des embériques,
tomates, haricots verts, salades que l'on retrouve sur le fameux marché
en bordure de mer. L'élevage, les plantes à parfum, les fruits
s'ajoutent aux ressources du Guillaume qui aujourd'hui, face au besoin
d'urbanisation de toute la côte ouest prend de plus en plus d'importance.
La forêt
primaire qui occupait les lieux à l'origine, après avoir
laissé sa place à la culture intensive voit donc se multiplier
les habitations .
La clémence
des lieux, le point de vue qu'ils offrent sur le littoral et l'océan
indien attirent bien évidemment les habitants de la "grande ville".
A mi-pente,
le village qui, il y a encore quelques années, constituaient une
zone agricole d'importance, se transforme en quartier résidentiel.
L'ouverture de l'île sur le tourisme a également contribué
à son essor. Situé sur la route du Maïdo, point de départ
des sentiers vers les cirques, la forêt des Bénare, des sites
fantastiques du Grand et du Petit Bénare et de la Glacière,
la localité est l'un des passage obligés pour découvrir
l'île de la Réunion dans toute sa splendeur. Passée
l'aridité des bas, la luxuriance des hauts sidère, offrant
un tout autre visage de Saint-Paul, aux antipodes de la partie Saint-Gilloises
ou du centre ville : un flanc de montagne éclatant où le
calme et la sérénité règnent en maîtres...
EQUIPEMENTS SOCIOCULTURELS
:
1
école maternelle, 1 école élémentaire, 3 écoles
primaires, 1 collège public et 1 collège privé.
SPORTIFS :
1
gymnase équipé d'un stade éclairé, 1 boulodrome,
2 plateaux polyvalents.
MANIFESTATIONS
La
fête paroissiale du Guillaume est l'une des dates majeures de la
localité. Organisée tous les 6 février, elle rassemble
les habitants et de nombreux visiteurs qui chaque année font le
déplacement pour profiter de l'air pur et de la douce ambiance des
hauts de l'ouest. |